MER

PHOTOGRAPHE DE LA MER : PORTRAITS ET REPORTAGES NAUTIQUES

Être photographe de la mer est pour moi bien plus qu’une spécialité : c’est une passion profondément ancrée, devenue au fil du temps un métier. J’ai grandi dans un environnement où la mer occupait une place centrale. Elle faisait partie du quotidien, des conversations, des rêves et des projets. Petite, j’ai vu mon père construire de ses propres mains un voilier avec lequel il a ensuite traversé l’Atlantique. Mes frères, quant à eux, ont toujours été d’excellents navigateurs, portés par la même passion et cette même relation intime à l’océan. Bercée par cette culture maritime, j’ai grandi entourée de récits de navigation, de vents et d’horizons lointains. La mer est donc devenue une thématique forte de ma vie, un territoire de création. Photographier le monde maritime est un geste instinctif et c’est aussi ma façon de rendre hommage à un univers qui m’accompagne depuis toujours. Et c’est bien sûr pour cela que j’ai choisi de poser sur la presqu’île de Guérande.

PHOTOGRAPHE DE LA MER : UNE PASSION, UN MÉTIER, MON UNIVERS DEPUIS TOUJOURS

Il y a des choses qu’on ne choisit pas vraiment. Elles s’imposent, naturellement, comme une respiration. Devenir photographe de la mer est de celles-là. Pas une passion née d’un déclic — une évidence. Quelque chose qui était là bien avant que j’aie les mots pour le dire. La mer fait partie de mon histoire. Je me suis construite avec elle, avec ses humeurs, ses colères et ses silences. Alors quand j’ai eu un appareil entre les mains, c’est vers elle que je me suis instinctivement tournée. Vers les tempêtes surtout — cet instant où les éléments se déchaînent, où la mer cesse d’être un décor pour devenir un personnage à part entière. Et puis il y a le monde de la voile, et les rencontres qu’il m’a offertes. Des marins, des skippers, des passionné(e)s d’horizon — des femmes et des hommes qui bravent cet élément puissant avec une humilité désarmante. Les photographier, c’est tenter de raconter ce que le rivage ne montre jamais vraiment : l’effort, la concentration, la grâce, et parfois la peur. Photographier la mer, c’est finalement raconter tout cela à la fois. Mon histoire, leurs histoires. Ce dialogue silencieux entre l’homme et l’océan, que les mots ne suffisent pas toujours à exprimer.

PORTRAITS DE MARINS ET DE NAVIGATRICES

Ma grande spécificité en tant que photographe de la mer réside dans les portraits de marins. C’est à travers ce travail, profondément lié au monde maritime, que je me suis fait connaître. Depuis mes débuts, je raconte les femmes et les hommes de mer. Je raconte leur parcours, leur force et leur relation intime à l’océan. La mer, ses atmosphères et celles et ceux qui la vivent au quotidien occupent une place centrale dans mon regard. Ce territoire photographique, fait de rencontres et d’engagement, a façonné mon identité et continue d’inspirer l’ensemble de mon travail.

Tous les marins ont les yeux bleus (Vendée Globe 2012), un virage dans ma carrière photographique

C’est de cette fascination qu’est né, lors du Vendée Globe 2012, mon projet Tous les marins ont les yeux bleus. Ma volonté était de photographier les visages des marins et navigatrices à leur retour de course. Ce projet a marqué un véritable tournant dans ma carrière de photographe. Récompensée par le Prix SFR Jeunes Talents, exposée aux Rencontres Photographiques d’Arles, publiée aux Editions Gallimard, puis exposée à travers le monde, cette série est une ode à ces héros-ïnes des temps modernes. Au‑delà de la reconnaissance institutionnelle, ma légitimité s’est affirmée par l’accueil bouleversant du monde maritime et artistique. Toujours animée par l’envie de raconter celles et ceux qui affrontent l’horizon, je n’ai jamais cessé cette « enquête » photographique,

Les navigatrices de la Volvo Ocean Race pour le New-York Times

Forte du succès de ma série Tous les marins ont les yeux bleus, j’ai été sollicitée par la presse et par des entreprises. Ces commandes ont naturellement prolongé mon travail autour du monde maritime, me permettant d’utiliser mon regard et ma sensibilité au service de récits forts,  humains et incarnés, à destination des médias.

Les skippers du Vendée Globe 

A l’occasion de la 8ème édition du Vendée Globe et à l’initiative du collectif Dans les rues du globe, j’ai réalisé une nouvelle série de portraits de l’ensemble des skippers prenant le départ. 

The Famous Project 2025 : première équipe féminine de l’histoire à se lancer dans le Trophée Jules Verne 

J’ai eu la chance d’être contactée pour photographier tout l’équipage du Famous Project à Brest avant leur départ et ce fut un véritable honneur. The Famous Project est un projet pionnier conçu pour accélérer les opportunités des femmes dans la voile en changeant la perception des capacités des athlètes féminines. Photographier ces femmes qui se lançaient pour la première fois dans le défi Jules Verne m’a permis de célébrer leur détermination, leur énergie et la force de ce projet unique.

CAPTURER L’AUTHENTICITÉ DES MOMENTS MARITIMES

Avec la même passion et la même ferveur que lorsque je photographie des visages, j’aime explorer les paysages maritimes. La mer est pour moi un territoire d’expression infini, à la fois puissant, fragile et profondément inspirant. Que ce soit dans les marais salants de la presqu’île de Guérande, au départ de grandes courses de bateaux ou simplement lors de longues promenades le long des côtes, mon regard se pose sur ce qui relie l’humain à l’océan. Mon travail oscille entre reportage et démarche plus personnelle. Photographier la mer, c’est prendre le temps de regarder, d’écouter et de ressentir. C’est une manière de prolonger le portrait autrement, en laissant les paysages, les lumières et les éléments raconter leurs propres histoires.

Reportages sur les ports et paysages bretons

Expéditions et vie en mer 

UNE APPROCHE PERSONNELLE DE LA MER : MON JOURNAL DE BORD

Vivant à proximité de l’eau, je suis en prise directe avec les variations du ciel, de la lumière et des éléments. Dès que des tempêtes se lèvent ou que des phénomènes météorologiques intenses apparaissent, je sors, appareil photo en main, pour documenter ces ambiances puissantes que j’affectionne particulièrement. Je prends le temps de regarder, d’observer et de ressentir. Mes marches, prévues pour durer une demi-heure, s’étirent souvent sur plusieurs heures. Je m’arrête, je contemple, je reviens sur mes pas, je photographie. Dans ce journal de bord, la présence de mon fils occupe également une place essentielle. Il grandit au bord de l’eau, évolue librement dans ces paysages, escalade les rochers avec une évidence naturelle. Le voir grandir dans cet univers nourrit mon regard et donne une dimension intime et vivante à ces images : la mer est aussi son monde, son terrain d’exploration. Photographier la mer est aussi un acte méditatif.

MON RÊVE EN TANT QUE PHOTOGRAPHE POUR 2026

Mon grand rêve en tant que photographe pour cette année 2026 serait de travailler avec les chantiers navals de Saint-Nazaire, et plus particulièrement de réaliser une série de portraits des travailleurs des chantiers, de tous ceux dont les gestes précis et le savoir-faire façonnent des géants des mers. Ces métiers, directement impliqués dans la construction, l’assemblage et la mise en service des navires, sont au cœur même de l’âme des chantiers, source intarissable d’histoires humaines, de regards et de métiers à découvrir et à faire découvrir. À travers la photographie, j’aimerais rendre visible cette richesse, mettre en lumière ces femmes et ces hommes souvent dans l’ombre, et raconter, par le portrait, la dimension profondément humaine de cette aventure industrielle hors norme.

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