PORTRAIT FEMME

PHOTOGRAPHE PORTRAIT DE FEMME : MARIE CAPRON, LOVE YOUR SOUL

Il y a quelques semaines, Marie Capron m’a contactée car, pour de prochains articles à paraître et pour la parution prochaine de son livre, elle avait besoin de portraits. En tant que photographe, réaliser un portrait de femme destiné à de futurs publications est toujours un défi. Tant psychologique que technique. Faire un portrait c’est avant tout établir une relation de confiance avec l’autre. Sans celle-ci, tout peut se compliquer. Vient ensuite le lieu, la lumière, l’appareil photo, la technique. Le portrait c’est en fait une simple histoire d’alchimie. Nous ne nous connaissions pas. Curieuse, je lui ai demandé comment elle était arrivée jusqu’à moi car c’est une question que je me pose toujours. Et je crois que c’est grâce à la mer car, en recherchant un/e photographe, Marie a été happée par mon travail en noir et blanc sur les marins. Pour cette séance, elle m’a confié deux mots clefs : nature et mer. Nous sommes donc parties ensemble le long de la côte sauvage pour une séance photographique « sur mesure ». Et l’alchimie s’est faite.

PHOTOGRAPHE PORTRAIT DE FEMME : ASSOCIER LE NATUREL ET LE PROFESSIONNEL

En tant que portraitiste, j’aspire toujours à deux choses. La première est que la personne que je photographie et qui m’a fait confiance soit contente du résultat. La deuxième est que je me reconnaisse dans les photographies que je lui propose et que, par conséquent, je sois aussi contente. Il m’est très difficile de faire des photographies que je n’aime pas. Cela peut paraître évident mais, lorsqu’il s’agit d’une commande, il y a souvent des impératifs à respecter. Ma posture diffère s’il s’agit d’un projet personnel qui n’engage que moi ou s’il s’agit d’une commande professionnelle qui génère une attente. L’attente de Marie était claire : avoir de jolis portraits d’elle dans un environnement naturel. Lorsque je photographie, j’aime me rapprocher très vite du sujet pour n’avoir plus que son visage dans mon objectif comme dans mon projet des marins. Tel est mon plus grand défi lors d’une commande : ne pas oublier l’environnement.

UN PORTRAIT EST UNE HISTOIRE DE RECHERCHE ET D’ALCHIMIE

Lorsque Marie et moi nous sommes entendues sur la date de la séance, j’ai fait quelques recherches pour me préparer. Être photographe c’est aussi un peu être détective. J’ai vraiment besoin de me renseigner avant de rencontrer la personne. Comme une sorte de préparation mentale. J’ai lu que Marie avait un parcours atypique et qu’après des études scientifiques et une longue carrière d’ingénieure, elle se dédiait aujourd’hui à l’accompagnement psycho-spirituel. J’ai senti que ce mélange de deux univers qui semblent si distincts était certainement une de ses particularités. Et j’ai compris son souhait d’être photographiée proche de la mer et du végétal, dans un environnement naturel. Puis vient l’heure du RV, la rencontre et les premiers mots échangés autour de la séance. On n’y pense pas forcément mais apparaître devant une personne inconnue jusqu’alors et commencer à la photographier n’est pas évident même lorsqu’il s’agit d’une commande. Il nous faut bien sûr un moment d’adaptation et de mots échangés avant de pouvoir commencer. Et il me faut souvent une cinquantaine de photos qui servent d’échauffement avant d’avoir une première photographie que je commence à aimer. Préparation mentale et échauffement, la photographie est en quelque sorte un sport. Après tous ces rituels, la vraie séance débute.

UNE SÉANCE PHOTOGRAPHIQUE « ROAD TRIP » LE LONG DE LA CÔTE SAUVAGE DU CROISIC AU POULIGUEN

Pour cette séance photo, j’ai proposé à Marie quelque chose d’un peu différent : monter en voiture et parcourir toute la côte sauvage ensemble, du Croisic au Pouliguen, comme un petit road trip improvisé. L’idée était simple : se rendre dans des lieux que j’avais préalablement repérés mais aussi s’arrêter dès qu’un endroit nous inspirait. Savant mélange entre le connu et l’inconnu. Nous avions initialement RV à 13h. Ce jour là, le soleil était au zénith et aucun nuage en vue. Un soleil de plomb et un ciel bleu sont pour moi les pires ingrédients pour faire un portrait car les lumières sont très dures. C’est une ambiance qui peut me faire perdre mes moyens. J’ai besoin de nuances, de douceur, de variations. Nous nous sommes donc finalement retrouvées à 17h et avons pu profiter de différentes lumières et de lieux magiques. D’un bois ombragé à une crique les pieds dans l’eau en passant par le GR qui longe la côte à l’heure du coucher de soleil, nous avons passé trois heures magiques. L’alchimie s’est faite.

Le site internet de Marie Capron : www.loveyoursoul.fr

RESTAURATION

PHOTOGRAPHE DANS LA RESTAURATION AU POULIGUEN, SUR LA PRESQU’ÎLE DE GUÉRANDE

Récemment, j’ai eu la chance de faire une séance photographique à la Brasserie Bonjour, au Pouliguen. J »apprécie particulièrement d’être photographe dans la restauration ou photographe culinaire car la gastronomie nous ramène à l’essentiel. D’autre part, travailler dans des lieux que je côtoie au quotidien est un vrai plaisir. L’accueil très chaleureux, le professionnalisme et la gentillesse du personnel ainsi que la qualité des plats créent des conditions de travail assez exceptionnelles. Chaque geste, chaque met, chaque sourire capturé témoigne de la passion et de l’exigence qui règnent dans cet établissement. Ce fut un vrai bonheur de pouvoir mettre en valeur cet espace à travers mes photographies, et de montrer à quel point des lieux locaux peuvent être inspirants, accueillants et nécessaires. Car une brasserie est et restera toujours aussi un lieu de rencontres, de sociabilité et de retrouvailles. Je remercie vivement toute l’équipe qui m’a accueillie et particulièrement Jérémie pour sa confiance.

LE PLAISIR DE TRAVAILLER LOCALEMENT EN TANT QUE PHOTOGRAPHE DANS LA RESTAURATION

Travailler dans un lieu où l’on ressent que l’équipe s’apprécie vraiment est un bonheur quotidien. Chaque personne est enthousiaste, prête à participer, et met tout son cœur dans ce qu’elle fait. Cette énergie positive se ressent dans chaque détail et rend l’expérience de travail unique et inspirante. C’est un vrai plaisir de collaborer dans un environnement où l’entraide est naturelle et où chacun contribue à créer des moments vrais.

Une partie de l'équipe de la Brasserie Bonjour située sur le port du Pouliguen.

BRASSERIE BONJOUR AU POULIGUEN : UN SERVICE ET DES PLATS D’EXCEPTION

À la Brasserie Bonjour, chaque plat est un plaisir pour les papilles ! 🍴
Du burger généreux aux créations raffinées comme le cabillaud fenouil confit et jus marinière, tout est pensé pour régaler. En tant que photographe, c’est un vrai bonheur de capturer cette diversité : couleurs, textures et créativité se prêtent à chaque image. Chaque photo reflète la passion de l’équipe et l’énergie unique du lieu.

CORPORATE OECD

PHOTOGRAPHE CORPORATE AU SIÈGE DE L’OCDE À PARIS

Depuis plusieurs années, j’interviens régulièrement à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) en tant que photographe corporate. Au fil du temps, j’y ai réalisé de nombreux portraits, mais aussi de nombreux reportages et évènements pour couvrir les colloques et les conférences ainsi que, bien sûr, des photos de groupe. Cette collaboration durable dans le temps m’a permis de bien connaître les lieux, mais également les règles et les protocoles propres à l’OCDE. Grâce à cette expérience, chaque mission se déroule de manière fluide et efficace. Et surtout, c’est toujours un véritable plaisir de travailler dans une atmosphère professionnelle qui permet de réaliser des images naturelles tout en respectant les exigences des événements institutionnels.

PHOTOGRAPHE CORPORATE À l’OCDE : UNE SITUATION FAMILIÈRE

Être photographe corporate à l’OCDE depuis plusieurs années est pour moi une expérience particulièrement agréable. En tant que photographe indépendante, j’apprécie profondément la liberté, l’autonomie et la diversité que m’offre mon métier, mais revenir régulièrement dans un lieu comme celui-ci apporte quelque chose de différent, presque rassurant. On y retrouve des repères, des visages familiers, une organisation fluide… au point d’avoir parfois la sensation de faire partie intégrante de l’équipe, comme une forme douce d’illusion du salariat. Cette stabilité ponctuelle, mêlée à l’indépendance, crée un équilibre très précieux et assez rare.

PHOTOGRAPHE CORPORATE À L’OCDE : CONNAITRE LES PROTOCOLES

Photographier au sein d’une institution est un exercice à part entière. Un monde avec ses codes, ses contraintes, ses protocoles et ses instants décisifs qui n’attendent pas. Ici, on ne refait pas une prise. Une arrivée officielle, une poignée de main, un discours, tout se joue en quelques secondes. La réactivité est une exigence absolue. Mais la rapidité ne suffit pas. Travailler dans un cadre institutionnel demande une maîtrise des protocoles, savoir où se positionner lors d’une arrivée présidentielle, anticiper les déplacements, connaître les règles tacites qui régissent ces environnements exigeants. Se faire oublier pour mieux capter. Être discret sans jamais être absent. Et puis il y a l’adaptabilité consistant à passer en quelques minutes d’une salle de réunion feutrée à un parvis en pleine lumière, d’un portrait officiel à un moment plus informel. Chaque contexte impose ses contraintes techniques et humaines.

Photographier une institution, c’est finalement être au service d’un moment, d’une histoire qui se construit.

Sur la photographie ci-dessous, Jo Laguerre, une photographe de la pool de photographes de l’OCDE, m’a saisi quelques secondes avant que je réalise une photographie de groupe des parlementaires. 

© Jo Laguerre
Photographie de groupe des parlementaires à l’OCDE en 2026. © Maud Bernos

PHOTOGRAPHE CORPORATE À L’OCDE : UN STYLE PHOTOGRAPHIQUE ATTENDU

L’OCDE est un environnement institutionnel, diplomatique et international. Le ou la photographe doit donc bien sûr comprendre les enjeux politiques et institutionnels, savoir ce qui est “important” à documenter sans déranger et être discret et efficace. Ce n’est par conséquent pas le lieu d’expression des procédés artistiques uniques et argentiques (le noir et blanc, le flou, l’argentique …). Chaque photographie doit être claire, lisible et sans mise en scène. Malgré l’expérience, il est très facile d’être surprise par un retard, une réaction inattendue de chef d’état, une réunion bilatérale de dernière minute. Rien n’est jamais acquis.

Réunion corporate au siège de l'OCDE à Paris en 2026

Photographies corporate à l'OCDE par Maud Bernos

Conférence au siège de l'OCDE à Paris en 2026

PHOTOGRAPHIES BRETAGNE

PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE

Depuis de nombreuses années, je photographie la Bretagne, cette terre où j’ai posé mes valises et où je reviens sans cesse, au fil des saisons et des marées. C’est ici, sur cette côte Atlantique, que je passe la plupart de mes vacances, à observer une mer tantôt calme, presque immobile, tantôt déchaînée, traversée par les vents et les éléments. La Bretagne est pour moi comme un livre de poésie à ciel ouvert : chaque lumière, chaque mouvement, chaque silence raconte une histoire différente. Photographier ces paysages est bien plus qu’un travail, c’est une passion profonde, presque instinctive, qui ne me quitte jamais. L’une de mes activités favorites lorsque je ne travaille pas est de parcourir le GR34, sentier côtier qui longe toute la côte bretonne. C’est dans ces moments là que me viennent idées et rêves. C’est dans ces moments là que je décompresse, que je prends du recul, que je médite. Photographe de la mer en Bretagne pourrait être le titre d’un livre ou d’un film mais ce n’est pour l’instant que l’un de mes loisirs préférés.

PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : UN CONFINEMENT HORIZONTAL

J’ai vécu le confinement dans un appartement totalement ouvert sur la mer. C’était une situation presque irréelle, comme suspendue hors du monde. Chaque jour, face à cet horizon immense, à la fois immobile et changeant, j’ai trouvé une forme de présence et de réconfort silencieux. Je passais de longues heures à regarder l’océan et à laisser mes pensées se calmer au rythme des vagues. J’ai commencé à le photographier quotidiennement, comme un rendez-vous intime, presque nécessaire. Avec le temps, la mer est devenue bien plus qu’un paysage : une présence familière, presque vivante, une sorte de compagnon de voyage. Elle pouvait être douce et apaisante un jour, puissante et indomptable le lendemain, mais toujours profondément familière. Ce souvenir reste très fort pour moi, comme une parenthèse où l’observation, la patience et la contemplation ont pris toute la place, et où la photographie est devenue une manière de tenir un lien avec le monde et de tenir tout court. Ces photographies sont l’illustration de ma traversée photographique.

PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : LA TEMPÊTE NILS

Lors de la tempête Nils, j’ai eu la chance d’être sur la presqu’île de Guérande et d’avoir un peu de temps pour moi. J’ai passé tout l’après-midi à marcher, parfois sous la pluie, parfois sous le soleil et j’ai relié la ville du Pouliguen à celle du Croisic en trois heures, alors qu’il ne me faut normalement qu’une heure et demie. J’ai mis trois heures car je me suis arrêtée à peu près partout pour observer les vagues qui se fracassaient contre les rochers, pour écouter la puissance de l’eau et admirer ces paysages sauvages. Les tempêtes me fascinent. 

Tempete-NILS-2026-Bretagne_Maud-Bernos

PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : MON JOURNAL DE BORD

Mon journal de bord se compose principalement de photographies réalisées en Bretagne, et particulièrement autour du lieu où je vis avec Nils, mon fils. Ici, la plage, les rochers et la côte sauvage ne sont pas seulement un décor : c’est son terrain de jeu, sa cour de récréation, l’endroit où il a grandi et où il continue d’évoluer chaque jour. Pour lui, cet espace est une prolongation naturelle de la maison, une sorte de salle de jeux géante à ciel ouvert, rythmée par les marées et les saisons. Pour moi, marcher sur le sentier du GR34 est devenu un rituel, pour lui grandir face à l’océan, dans ce paysage qui façonne doucement son enfance, est une évidence.

Journal de bord Photographique de mon fils en Bretagne