PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE
Depuis de nombreuses années, je photographie la Bretagne, cette terre où j’ai posé mes valises et où je reviens sans cesse, au fil des saisons et des marées. C’est ici, sur cette côte Atlantique, que je passe la plupart de mes vacances, à observer une mer tantôt calme, presque immobile, tantôt déchaînée, traversée par les vents et les éléments. La Bretagne est pour moi comme un livre de poésie à ciel ouvert : chaque lumière, chaque mouvement, chaque silence raconte une histoire différente. Photographier ces paysages est bien plus qu’un travail, c’est une passion profonde, presque instinctive, qui ne me quitte jamais. L’une de mes activités favorites lorsque je ne travaille pas est de parcourir le GR34, sentier côtier qui longe toute la côte bretonne. C’est dans ces moments là que me viennent idées et rêves. C’est dans ces moments là que je décompresse, que je prends du recul, que je médite. Photographe de la mer en Bretagne pourrait être le titre d’un livre ou d’un film mais ce n’est pour l’instant que l’un de mes loisirs préférés.
PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : UN CONFINEMENT HORIZONTAL
J’ai vécu le confinement dans un appartement totalement ouvert sur la mer. C’était une situation presque irréelle, comme suspendue hors du monde. Chaque jour, face à cet horizon immense, à la fois immobile et changeant, j’ai trouvé une forme de présence et de réconfort silencieux. Je passais de longues heures à regarder l’océan et à laisser mes pensées se calmer au rythme des vagues. J’ai commencé à le photographier quotidiennement, comme un rendez-vous intime, presque nécessaire. Avec le temps, la mer est devenue bien plus qu’un paysage : une présence familière, presque vivante, une sorte de compagnon de voyage. Elle pouvait être douce et apaisante un jour, puissante et indomptable le lendemain, mais toujours profondément familière. Ce souvenir reste très fort pour moi, comme une parenthèse où l’observation, la patience et la contemplation ont pris toute la place, et où la photographie est devenue une manière de tenir un lien avec le monde et de tenir tout court. Ces photographies sont l’illustration de ma traversée photographique.
PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : LA TEMPÊTE NILS
Lors de la tempête Nils, j’ai eu la chance d’être sur la presqu’île de Guérande et d’avoir un peu de temps pour moi. J’ai passé tout l’après-midi à marcher, parfois sous la pluie, parfois sous le soleil et j’ai relié la ville du Pouliguen à celle du Croisic en trois heures, alors qu’il ne me faut normalement qu’une heure et demie. J’ai mis trois heures car je me suis arrêtée à peu près partout pour observer les vagues qui se fracassaient contre les rochers, pour écouter la puissance de l’eau et admirer ces paysages sauvages. Les tempêtes me fascinent.

PHOTOGRAPHIES DE BRETAGNE : MON JOURNAL DE BORD
Mon journal de bord se compose principalement de photographies réalisées en Bretagne, et particulièrement autour du lieu où je vis avec Nils, mon fils. Ici, la plage, les rochers et la côte sauvage ne sont pas seulement un décor : c’est son terrain de jeu, sa cour de récréation, l’endroit où il a grandi et où il continue d’évoluer chaque jour. Pour lui, cet espace est une prolongation naturelle de la maison, une sorte de salle de jeux géante à ciel ouvert, rythmée par les marées et les saisons. Pour moi, marcher sur le sentier du GR34 est devenu un rituel, pour lui grandir face à l’océan, dans ce paysage qui façonne doucement son enfance, est une évidence.
